Japon

Nikko

A une poignée d’heures de train de Tokyo, plein Nord, Nikko est connue principalement pour son fantastique complexe de temples et de sanctuaires, dissimulés au milieu de cèdres gigantesques (et classés à l’UNESCO !) (les temples et sanctuaires, pas les cèdres…). On trouve aussi un lac et de nombreux parcs alentour, mais pour je ne sais trop quelle raison, nous n’avons pas poussé l’exploration jusque là. De là à dire que l’on approfondit rarement lors d’un premier voyage…


Les trois singes surplombant l’écurie sacrée et incarnant le triple précepte bouddhique : ne pas regarder le mal, ne pas en parler et ne pas l’écouter

 


Sanctuaire Tôshô-gû : « chef d’œuvre baroque » établi au XVIIe en hommage au shogun Tokugawa Ieyasu et empruntant aux canons chinois de l’art Ming

Dans la brume de fin de journée, les contours des maisons s’estompent. Surgissent de temps à autre une lanterne de pierre ou un jizo endormi, un pont aussi vermillon que fantomatique (le Shinkyô : deux serpents auraient épousé la forme d’un pont afin de permettre au moine Shôdô Shônin de traverser la rivière).

Les images gardées en mémoire de Nikko sont finalement imprécises. Il y a bien eu le premier ryokan, l’étonnement et le plaisir pris à revêtir un yukata, la moiteur de l’air, les tensions dans les mollets à force de se contorsionner sur le tatami d’une gargote à deux pas de la gare, le temps d’un repas. Bien sûr, aussi, la splendeur du Tosho-gu. Pour le reste, plus de chronologie, plus d’itinéraire, et des souvenirs aussi cotonneux qu’un soir de pluie d’été à Nikko.

Voyage effectué en août 2010

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